The Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires with support of the Centre for the Study of Democratic Citizenship presents :
Priorité à la santé : Les préférences des Québécois en perspective comparée.
Olivier Jacques (U. de Montréal)
When: October 2, 2025, 12 – 1:15 pm.
Where: U. Laval, Pavillon Charles-De Koninck, room DKN 3244, 1030 Av. des Sciences Humaines, Québec, QC G1V 0A6
Cette présentation vise à dévoiler les préférences des Québécois en ce qui a trait aux compromis en matière de politiques publiques inhérents à la hausse des dépenses de santé. Il se base sur des sondages expérimentaux e]ectués dans 4 pays permettant d’évaluer l’appui à di]érentes réformes du réseau de la santé, ainsi que la volonté de payer des citoyens pour une hausse des dépenses de santé, soit par l’impôt, soit par une réduction des autres dépenses publiques. Nos résultats indiquent que les répondants ont tendance à prioriser les dépenses en santé au détriment d’autres politiques publiques et que les Québécois sont très insatisfaits du système de santé. Nos analyses révèlent en outre qu’il existe un lien clair entre la vulnérabilité à la maladie et les attitudes à l’égard du financement du système de santé. Les personnes âgées, les femmes et les individus en moins bonne santé priorisent davantage les politiques de santé que les autres répondants, tout particulièrement les soins curatifs qui leur seraient bénéfiques immédiatement, au détriment des soins préventifs. Cette demande élevée ne se traduit pas nécessairement par une volonté de payer davantage d’impôts pour soutenir ces nouvelles dépenses publiques. Au contraire, ces groupes de citoyens sont les moins susceptibles de vouloir payer davantage d’impôts pour financer des dépenses de santé additionnelles. Contrairement aux résultats de plusieurs études menées précédemment, nos analyses montrent qu’il existe un conflit idéologique marqué en ce qui concerne les politiques de santé. Les individus qui se positionnent à gauche de l’échiquier politique souhaitent maintenir le caractère public du système, limiter les frais aux usagers et réduire les inégalités reliées à la santé. Ils acceptent aussi de payer davantage d’impôts pour atteindre ces objectifs. Les individus qui se positionnent à droite préfèrent le contraire. Nous ne trouvons pas de clivage relié au revenu ou à l’éducation concernant les politiques de santé; la santé est bel et bien une politique publique appuyée par l’ensemble des classes sociales.
The Centre for the Study of Democratic Citizenship, which is funded by the Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC).
