Organisée par le SQSP en collaboration avec le Centre d’études sur la citoyenneté démocratique (CÉCD)
La science politique et les politiques de santé au Québec et ailleurs
Quand : 5 mai (9h – 17h15) et 6 mai (9h – 10h30)
Ou : Complexe des sciences – campus MIL, Salle B1007, 1375, ave Thérèse-Lavoie-RouxM Montréal, QC H2V 0B3
La recherche en science politique et celle en politiques de santé ont traditionnellement évolué en parallèle, avec peu d’échanges fructueux entre ces deux domaines. Cette situation change rapidement, avec l’émergence de travaux qui apportent des perspectives issues de la science politique à la recherche en matière de soins, de services et de systèmes de santé. De plus, les travaux en politique de santé nourrissent le champ de l’analyse des politiques publiques. Cet atelier vise à apporter des perspectives théoriques tirées de la science politique pour expliquer des phénomènes reliés à l’organisation des soins, services, systèmes et politiques de santé au Québec et ailleurs.
Le premier axe porte sur la politisation des services de santé. Alors que certains avancent que la santé est un enjeu plutôt consensuel, d’autres proposent au contraire que la santé est empreinte de conflits politiques. Est-ce que certains groupes priorisent la santé plus que d’autres? Est-ce que certains soins de santé participent au conflit politique? Comment les citoyens et les partis politiques contribuent-ils à politiser la santé?
Le deuxième axe porte sur la gouvernance de la santé publique. Il est centré sur les modes de structuration de la santé publique et à comprendre quels mécanismes de gouvernance permettent d’en préserver et d’en bonifier la place au sein des systèmes de santé. Par ailleurs, cet axe étudie la perception de la crédibilité des différentes organisations de santé publique, dans un contexte de méfiance envers la science.
Le troisième axe porte sur l’accès à la première ligne, un enjeu crucial du système de santé au Québec et au Canada. Comment favoriser l’accès en prenant en compte l’intérêt des différentes parties prenantes? Les propositions incluses dans cet axe comparent l’évolution des rôles professionnels et du champ de pratique des infirmières praticiennes spécialisées entre les provinces et s’intéressent au rôle de médiation joué par les organisations publiques et communautaires dans l’accès aux soins.
L’assurance maladie au Canada couvre uniquement une portion des différents soins et services nécessaires pour assurer la santé et le bien-être d’une personne. Le quatrième axe se penche sur les défis de l’expansion de la couverture publique au Canada. Il propose une comparaison interprovinciale des couvertures publiques et s’intéresse à l’opinion publique sur la place du privé et sur l’expansion de la couverture publique.
Finalement, le cinquième axe porte sur les enjeux territoriaux des réformes aux politiques de santé. Pourquoi certaines provinces canadiennes décident-elles de centraliser davantage leur système de santé alors que d’autres le décentralisent? Quels facteurs expliquent les inégalités territoriales dans l’accès aux soins et ces inégalités reflètent-elles aussi des caractéristiques linguistiques?
6 mai : 9h – 10h30 – Gouvernance et enjeux territoriaux
Modération : à venir
- Dave Lévesque-Plante (École nationale d’administration publique). Centralisation des services de santé et logique d’action politique : étude de cas comparative pour l’Alberta, l’Ontario et le Québec.
- Daniel Béland et Ally Hays-Alberstat (McGill University). Reassessing the Territorial Politics of Health Care in Canada.
- Loïg Pascual (Université du Québec à Montréal). L’accessibilité linguistique à la santé en contexte ontarien : les communautés linguistiques comme instruments et acteurs discrets des politiques de santé
