Etude de la communication numérique des députés québécois et français

on mai 17, 2017 | 0 Comment

 

Marie Neihouser
PostDoc
Département de Science Politique, Université Laval
Superviseur: Thierry Giasson

Ce projet s’inscrit dans le prolongement de mon travail doctoral. Il se situe aux frontières de la science politique, de la communication et de la sociologie. Il affiche une ambition exhaustive (constituer des panels de l’ensemble des comptes Facebook,Twitter, Instagram, Youtube et des sites de tous les députés québécois et français en poste), dans un domaine où les chercheurs ne font bien souvent que sélectionner un échantillon d’individus et, surtout, proposent la plupart du temps des études qui se focalisent sur l’étude d’un seul réseau social. Mon idée est au contraire ici de donner une vision globale et quasi-exhaustive de la présence numérique des députés.

Il met en place une méthode originale qui permet d’allier analyse quantitative et analyse qualitative, méthodes d’enquête « traditionnelles » (entretiens, questionnaires, etc.) et méthodes plus innovantes (aspiration et analyse de données via l’outil Aspira), analyse des discours et analyse positionnelle.

A l’heure de la globalisation des normes, il présente par ailleurs un aspect comparatif puisqu’il étudie la communication en ligne des députés québécois et français.

Objectif de l’article

A partir des données récoltées en entretien (déjà plus de 40 entretiens effectués, dont une vingtaine à retranscrire), l’objectif de l’article est d’étudier les stratégies numériques des députés français élus en 2017. Pour ce faire, j’ai interrogé des collaborateurs parlementaires en charge de la communication numérique des députés issus de tous les groupes parlementaires présents durant la législature en cours.

Cet article s’attachera donc à répondre aux questions suivantes : Quelles sont les stratégies numériques des députés ? Comment sont-elles mises en œuvre ? Par qui ?

Cet article me permettra de démontrer que les stratégies des députés varient selon différents éléments : parti politique d’appartenance, rayonnement et ambition du député, caractéristiques de sa circonscription mais aussi trajectoire du collaborateur en charge de la communication numérique. Sa valeur ajoutée résidera dans les données qualitatives récoltées grâce aux entretiens.